• { Numérique }
  • { Rédigé par FEKRANE Catherine  }

 

« La révolution numérique doit servir en premier lieu les intérêts des citoyens et des entreprises d’Europe. Il s’agit donc d’exploiter au mieux le potentiel des technologies de l’information et des communications (TIC) afin de favoriser la création d’emplois, le développement durable et l’intégration sociale. La stratégie ambitieuse dévoilée aujourd’hui montre sur quels domaines nous devons concentrer nos efforts pour les années à venir. Pour tirer le meilleur parti du potentiel que les technologies numériques offrent à l’Europe, il faut que l’engagement des États membres, du secteur des TIC et d’autres acteurs économiques essentiels soit total » a indiqué Neelie Kroes, vice-présidente de la Commission européenne chargée de la stratégie numérique, le 19 mai, à l’occasion de la présentation de la « stratégie numérique » de l’Europe.

Une stratégie en 100 mesures

Première des sept initiatives phares du plan « Europe 2020 » visant une « croissance intelligente, durable et inclusive », cette « stratégie numérique » comporte 100 mesures de suivi dont 31 de « nature législative ». Si la Commission qualifie cette stratégie d’« ambitieuse », elle souligne également que « le plus ardu est désormais de faire en sorte que les mesures nécessaires à la réalisation des objectifs précités soient rapidement adoptées et mises en œuvre ». Sept « domaines d’action prioritaires » ont donc été identifiés dont la R&D et l’innovation sur les TIC et le développement des usages.

Stimuler l’innovation

Pour le volet R&D, la stratégie mise sur les investissements dans la R&D, la collaboration paneuropéenne et la diffusion des TIC. Dans un rapport sur la compétitivité numérique, publié le 17 mai, la Commission rappelait que « les investissements dans l’économie numérique constituent la clé de la prospérité future de l’Europe ». Pourtant, l’Europe investit deux fois moins dans la R&D sur les TIC que les Etats-Unis (37 milliards d’euros contre 88 milliards d’euros en 2007). La stratégie prévoit donc de « dégager des investissements privés grâce aux fonds régionaux européens » et d’« augmenter le financement de la recherche dans l’UE » afin que « l’Europe puisse réellement concurrencer ses rivaux, voire les surpasser ».

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