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  • { Rédigé par FEKRANE Catherine  }

« L’Open Source est crucial pour une Europe qui veut avancer vers le développement d’une industrie du logiciel » a déclaré Simon Philibert, Responsable des Etudes PAC (Pierre Audoin Consultants), à l’occasion de la conférence de presse de lancement de l’édition 2010 de l’Open World Forum (30 septembre et 1er octobre à Paris). Il y présentait une étude réalisée pour le compte de la Commission Européenne par PAC (1), « 2010-2020 : le futur de l’Open Source en Europe et son impact sur l’économie numérique ».

Un vide dans la pile logicielle

L’étude dresse l’état des lieux (et notamment l’impact sur l’économie numérique et ses acteurs) et les perspectives de l’Open Source en Europe. Son but est de fournir une base de réflexion pour guider les orientations et les investissements (1 milliard par an jusqu’en 2020) de l’UE en la matière. Pour l’expert, il y a, en Europe, un « trou dans la raquette » et c’est là que doit agir la Commission. Car si l’Europe compte de grands acteurs sur l’ensemble de la chaîne logicielle, elle peine à s’imposer sur des segments où le middleware Open Source est un composant critique : web social, cloud computing ou systèmes embarqués.

Une croissance moyenne de 17 % par an

Alors que, d’ici 2020, le marché européen de l’Open source et des services associés devrait croître de 17% en moyenne annuelle, l’enjeu pour l’Europe est de « favoriser le développement d’une filière industrielle avec des acteurs solides et pérennes » commente Simon Philibert. Pour y parvenir, l’Open source est la forme idéale dans la mesure où il permet « la standardisation, la pression sur les prix et la compétitivité » poursuit l’expert de PAC. Pour l’heure, l’UE, et la France en particulier, « a du mal à convertir en modèle et à monétiser leur proximité avec du monde Open » explique-t-il.

Investir dans l’Open source

Pour y parvenir, l’étude conclut sur plusieurs pistes visant l’émergence de gros acteurs. D’abord, elle suggère de mettre l’accent sur la pédagogie et l’information pour sensibiliser les acteurs à l’Open source. Ensuite et surtout, les auteurs concluent à la nécessité de mesures de soutien et d’encouragement en faveur des entreprises, que ce soient par la création de fonds d’investissements ou par des mesures fiscales.

(1) avec l’aide de l’IDATE, de Fraunhofer ISI et du London Economics.