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  • { Rédigé par FEKRANE Catherine  }


« Les entreprises françaises déploient beaucoup de logiciel FLOSS, mais ne contribuent pas à hauteur de leur utilisation. Elles n’ont donc pas suffisamment leur mot à dire quant à la feuille de route des logiciels qui sont pourtant au cœur de leurs systèmes d’information. Avec une réelle incitation à la contribution, un statut de Fondation FLOSS amènerait clairement une dynamique nouvelle très forte dans le monde du logiciel libre et open source » déclare Patrice Bertrand, porte-parole du CNLL (Conseil National du Logiciel Libre) dans un communiqué. Le 15 juillet, le CNLL demandait à Nathalie Kosciusko-Morizet, Secrétaire d’Etat à la Prospective et au Développement de l’Économie Numérique, la création d’un statut nouveau, propre aux fondations FLOSS (Free/Libre and Open Source Software).

Participer à la gouvernance

Aux Etats-Unis, les FLOSS ont favorisé l’émergence de logiciels. C’est le cas de la Fondation Mozilla et du logiciel Firefox. Aucune structure similaire n’existe en France. Le CNLL relève plusieurs atouts en faveur de la création de ce type de structure : « rôle accru de la France dans la gouvernance des logiciels qui font tourner l’économie numérique », gains de compétitivité, création d’emploi, vente de services à l’export et stimulation de l’innovation.
Avec la reconnaissance de son utilité publique, un FLOSS à la française permettrait de « faire naître des logiciels susceptibles de bénéficier le plus largement possible à l’économie française, et particulièrement aux entreprises et administrations françaises », soulignent ses promoteurs. Alimentée par des dons sous la forme de code source, de « temps-homme » ou d’argent, la Fondation permettrait d’accéder aux statuts de mécène et donc de bénéficier d’une défiscalisation. L’enjeu pour le CNLL est d’inciter les entreprises françaises à contribuer aux projets et à participer à la gouvernance de ces projets