• { Numérique }
  • { Rédigé par FEKRANE Catherine  }

Près de 5 000 personnes s’étaient retrouvées dans le centre de Rennes le 25 mars pour un événement venu tout droit d’Internet : un apéro géant ! Derrière ce rassemblement insolite : le réseau social Facebook qui a permis de diffuser l’invitation lancées par certains de ses membres en quelques clics. Habitués de leurs claviers, ils n’ont pas hésité à délaisser leurs écrans pour passer plusieurs heures debout ou assis par terre, plaisantant, discutant, s’interpellant dans le coeur de la capitale bretonne. Comme le veut un apéritif, les boissons alcoolisées - ou non - ont défilé, surtout pour les plus tardifs, certains allant … jusqu’au coma éthylique avec tout de même une trentaine d’hospitalisations recensées.

Imaginée avec l’arrivée du printemps en Bretagne, d’abord à Nantes puis à Rennes, la mode des apéros géants devient aujourd’hui un véritable phénomène de société. Lancée via Facebook, la formule séduit et les projets se multiplient à travers l’hexagone. Cherbourg et Angoulême s’apprêtent déjà à accueillir le leur le 17 avril, puis Montpellier le 12 mai. Le principe : lancer tout simplement l’invitation sur le web en donnant une heure et un lieu de rendez-vous, le but du jeu étant de réunir le plus de monde possible pour boire un verre !

Des arrêtés comme riposte

« À Nantes, ça a été annulé, mais 5 000 personnes sont venues… Une fois que c’est lancé, difficile d’arrêter la machine », commente un policier. Craignant d’être dépassées par l’ampleur d’un mouvement difficilement contrôlable, les municipalités et préfectures s’inquiètent du phénomène et lancent la riposte. Une invitation via Facebook à participer dimanche 4 avril à un apéro géant dans le square de l’évêché de Coutance a ainsi avorté, efficacement sabordée par la commune. Le maire, qui craignait des débordements, a pris un arrêté interdisant ni plus ni moins la consommation d’alcool et sa vente le dimanche soir. Par précaution supplémentaire, un important déploiement de forces de police et de gendarmerie avait également été prévu dans le centre-ville, découragent les plus téméraires. Du coup, d’autres mairies se préparent à brandir ce type d’arme juridique. Comme à Angoulême, par exemple.

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