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  • { Rédigé par FEKRANE Catherine  }

Alors que la prise de conscience environnementale et la mise en place de réglementations au niveau international (Responsabilité Sociale et Environnementale) poussent les entreprises à adopter des politiques favorables au développement durable, le secteur des TIC (technologies de l’information et de la communication) doit répondre à deux enjeux : réduire l’« empreinte carbone » des TIC et développer des outils logiciels en faveur du Développement durable (logiciels pour suivre et réduire les émissions de CO2, logiciels pour acheter responsable, logiciels pour suivre et piloter la stratégie, etc). Ces deux approches des TIC et du développement durable étaient discutées, le 21 octobre, lors de la 2e édition du « Forum Green IT » de l’Epita (Ecole pour l’informatique et les technologies avancées), « les logiciels au service du Développement durable ».
Les TIC et le développement durable

« L’idée de ce colloque, c’est de faire prendre conscience aux étudiants du coût carbone de leur activité et de leur rôle d’acteur du développement durable par l’optimisation de leur impact environnemental. Le second point, c’est qu’ils réalisent, quel que soit leur futur secteur d’activité, du bâtiment à l’aéronautique, l’importance d’intégrer l’aspect développement durable dans leur choix et dans l’élaboration des solutions » explique Joël Courtois, directeur de l’Epita.
Un marché de plus de 300 offres

Pour Frédéric Bordage, GreenIt.fr, si le marché des logiciels au service du Développement durable, actuellement composé de plus de 300 offres, se porte bien, il ne faut pas négliger l’aspect technique. « On prend conscience aujourd’hui qu’on ne peut pas allonger la durée de vie du matériel, sans allonger la durée de vie du logiciel. Entre Office 97 et Windows 98 il y a douze ans, et Office 2010 et Windows 7 aujourd’hui, il faut 70 fois plus de mémoire vive pour écrire le même texte. Il y a là un vrai problème sur la couche logicielle, or c’est elle qui pilote la couche matérielle. Aujourd’hui, on achète une nouvelle machine parce qu’on a besoin de plus de puissance pour faire la même chose qu’il y a dix ans, alors que tous les développeurs peuvent réapprendre à coder sous des contraintes de ressource matérielle du logiciel et ainsi allonger la durée de vie du matériel ».